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Un observatoire de la biodiversité alpine

Un projet de recherche du Parc national de Berchtesgaden étudie les impacts de la crise climatique sur la biodiversité. (c) Nationalpark Berchtesgaden, Kurt Wagner

Pièges photo, enregistrements audio, échantillons de sols : un projet transalpin inédit documente les impacts de la crise climatique sur la biodiversité dans le Parc national de Berchtesgaden/D. Les résultats du projet pourront servir à d’autres régions de montagne.

L’université technique de Munich (TUM) et le Parc national de Berchtesgaden ont un objectif commun : inventorier la faune, la flore et les champignons du parc. Ce dernier dispose déjà d’un grand nombre de données sur le changement climatique, souligne le responsable du projet de recherche, Rupert Seidl de la TUM. « Nous complétons ces données en analysant les cartographies botaniques, les pièges à insectes, les pièges photo pour les vertébrés, les enregistrements sonores d’oiseaux et de chauve-souris ainsi que les échantillons de sols pour les champignons et les bactéries. » Les premiers résultats, notamment sur la répartition des espèces à différentes altitudes, sont attendus pour la fin 2021. « Les effets climatiques constatés dans le parc national ne sont pas marqués par des activités anthropiques. Ce territoire se prête donc particulièrement bien à l’étude des changements écosystémiques liés au climat », souligne Rupert Seidl. Les stations de mesure fourniront des données de séries temporelles au-delà de 2021, et les résultats obtenus pourront servir à l’étude des écosystèmes d’autres régions de montagne. La coopération entre le parc national et la TUM est financée par le ministère bavarois de l’Environnement.

Enrayer le déclin de la biodiversité

Les aides publiques mal pensées peuvent nuire à la biodiversité. Une étude publiée en août 2020 identifie 160 exemples négatifs de subventions dommageables à la biodiversité en Suisse, telles que l’affectation des taxes de circulation aux infrastructures de transport, le subventionnement de la petite hydroélectricité ou les allègements fiscaux sur les huiles minérales. « La crise de la biodiversité pourrait être atténuée si les subventions n’étaient accordées que lorsque l’on peut prouver qu’elles n’affectent pas la biodiversité », déclare Irmi Seidl, directrice de l’unité de recherche Sciences économiques et sociales de l’Institut suisse de recherche WSL, et membre du Sounding Board de la CIPRA. En Suisse, un tiers de toutes les espèces animales et végétales et près de la moitié de tous les types de milieux naturels sont aujourd’hui en péril. La situation est tout aussi dramatique dans d’autres pays alpins, notamment en Autriche. Le ministère autrichien de l’Environnement vient d’annoncer la mise en place d’une enveloppe de 5 millions d’euros pour financer la recherche et le monitoring ainsi que des activités de sensibilisation à la biodiversité.

 

Sources et informations complémentaires :

Erforschung von Artenvielfalt und Klimawandel in den Alpen (TUM, de)
Einzigartiges Monitoring der Artenvielfalt im Alpenraum startet (GaLaBau, de)
Gewessler richtet Biodiversitätsfonds ein (ORF, de)
Neuer Lagebericht: Europas Natur weiter unter Druck (Europäische Kommission, de)
Über 160 Subventionen schaden der Biodiversität in der Schweiz (WSL, de)
Una cassetta-nido per il fringuello alpino alla Capanna Gnifetti (Club Alpino Italiano, it)