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Les pollinisateurs, alliés irremplaçables de l’agriculture

Les prairies fleuries offrent aux pollinisateurs nourriture et lieux de nidification... (c) Danilo Bevk

Près de 80 % des plantes sauvages et cultivées sont tributaires de la pollinisation par les insectes. En sauvegardant les habitats des abeilles et des autres insectes pollinisateurs, nous préservons non seulement la biodiversité, mais également l’alimentation locale.

La pollinisation par les insectes est un service gratuit et vital fourni par la nature. Parallèlement aux abeilles domestiques, il existe de nombreux pollinisateurs sauvages, parmi lesquels les abeilles sauvages comme les bourdons et les abeilles solitaires, mais aussi les syrphes et d’autres insectes. Les pollinisateurs sauvages sont même souvent plus efficaces et augmentent les rendements des récoltes, y compris en présence de nombreuses abeilles domestiques. Contrairement aux abeilles domestiques, les bourdons sont actifs aussi à basse température. Cette propriété est essentielle au printemps, pendant la floraison des arbres fruitiers : sans les bourdons, les fleurs des arbres ne seraient souvent pas pollinisées. La capacité d’adaptation des bourdons aux basses températures leur permet également de survivre et de polliniser à des altitudes beaucoup plus élevées que les abeilles domestiques (voir p. 12).
Les insectes pollinisateurs sont essentiels pour l’agriculture. Or leurs
habitats ont fortement régressé au cours des dernières décennies. Les prairies, inondées d’engrais, fauchées fréquemment et tôt dans l’année ne fleurissent pas et ne leur fournissent donc pas suffisamment de nourriture. Les machines lourdes détruisent les nids des bourdons, qui sont au sol. Les abeilles solitaires trouvent elles aussi de moins en moins de lieux de nidification. Elles nichaient autrefois dans les toits en chaume ou dans des trous dans le bois, matériaux de construction alors couramment utilisés. Les abeilles solitaires sont également fragilisées par l’utilisation excessive ou inadaptée des pesticides, ainsi que par le changement climatique.

L’alimentation des pollinisateurs peut être améliorée en semant des plantes à fleurs. Mais cela profite avant tout aux abeilles domestiques. Les pollinisateurs sauvages ont besoin quant à eux de prairies riches en fleurs et fauchées tardivement. Ils y trouvent de la nourriture et des lieux de nidification. Pour pérenniser ces prairies, il faut les faucher après la floraison. Les zones urbaines sont également précieuses pour la survie des pollinisateurs : abeilles sauvages et abeilles domestiques y trouvent une nourriture abondante dans les jardins en fleurs et sur les toits végétalisés.
En Slovénie, la diversité des abeilles sauvages est plus riche qu’en
Europe occidentale. On y a recensé jusqu’à présent 564 espèces d’abeilles sauvages. Toutefois, nombre d’entre elles deviennent de plus en plus rares, et certaines ont peutêtre déjà disparu. L’Institut slovène de biologie s’est donc attaché, ces dernières années, à expliquer aux agriculteurs·trices le rôle des pollinisateurs, les menaces qui pèsent sur eux et les mesures de protection (voir p. 8). Nous voulons faire de la Slovénie un pays exemplaire en matière de gestion durable de la diversité des pollinisateurs – pour la sécurité de la production alimentaire et pour le maintien de la biodiversité.


Source et informations : www.cipra.org/alpenscene

...contrairement aux zones d’agriculture intensive (c) Danilo Bevk

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