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Sauver la biodiversité alpine

Des projets pour sauver la biodiversité : les villes et communes alpines montrent des voies possibles. © Daniele Dalvit

Le rapport de l’ONU sur la biodiversité publié en mai dernier dresse un tableau alarmant. Dans les Alpes, région particulièrement vulnérable au changement climatique, de nombreuses espèces végétales et animales sont menacées. Des projets alpins tentent de renverser la tendance, avec la participation de la CIPRA.

Sur les huit millions d’espèces animales et végétales présentes dans le monde, près d’un million pourraient bientôt disparaître, selon le rapport publié début mai 2019 par le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES). Les insectes font partie des espèces les plus menacées : leur nombre a chuté de 80 % en Europe au cours des trois dernières décennies. En revanche, comme le souligne l’organisation environnementale bavaroise Bund Naturschutz, la biodiversité animale et végétale augmente actuellement sur les cimes sous l’effet du réchauffement climatique. Certaines espèces de libellules s’aventurent désormais jusqu’à 800 mètres d’altitude, et des plantes telles que le pâturin alpin sont relevées aujourd’hui jusqu’à 3 500 mètres d’altitude. Or, ces espèces supplantent d’autres espèces adaptées au climat de haute montagne. Prises rapidement, les mesures en faveur du climat pourraient donc contribuer aussi à sauver la biodiversité – ou du moins à freiner l’extinction des espèces.

« Biotopes relais » et jardins urbains

Les deux projets speciAlps et UrbaBio encouragent les villes et les communes alpines à développer des solutions innovantes pour sauvegarder la biodiversité. La Grosses Walsertal (Autriche), site pilote du projet speciAlps, collecte des semences de fleurs locales pour fleurir les espaces publics. « Les petits espaces fleuris peuvent jouer le rôle de biotopes relais : ils jouent donc un rôle important en tant qu’habitats pour les insectes et les oiseaux », explique Katrin Lönig, responsable du projet à l’Institut écologique autrichien. Outre la Walsertal, quatre autres territoires alpins participent au projet speciAlps.

Pour Claire Simon de l’association « Ville des Alpes de l’Année », les villes s’étendent de plus en plus et doivent impérativement prendre en compte la biodiversité. « Que ce soit à travers la gestion écologique des espaces verts, la planification des zones urbaines ou l’engagement citoyen ». À Annecy (France), l’une des quatre villes partenaires du projet UrbaBio, les services en charge des jardins et des espaces verts prévoient par exemple de verdir les berges du Thiou et de créer des jardins partagés publics.

Semences locales, rivières renaturées, sentiers à thèmes dans les espaces protégés, activités pour les scolaires : autant de projets qui laissent espérer qu’il est encore possible de sauver la biodiversité alpine.

 

Sources et informations complémentaires :

https://orf.at/stories/3121139/ (de), https://science.orf.at/stories/2979843 (de), www.nzz.ch/wissenschaft/zustand-der-globalen-biodiversitaet-bericht-des-ipbes-ld.1477718 (de), www.dnn.de/Nachrichten/Wissen/Deutscher-Alpenverein-Klimawandel-Forscher-besorgt-ueber-Artenvielhalt-auf-Alpengipfeln (de), www.srf.ch/sendungen/tagesgespraech/markus-fischer-biodiversitaet-ist-unsere-lebensgrundlage (de), https://www.villedesalpes.org/fr/projets/urbabio/projet-tour-des-villes-urbabio, https://www.cipra.org/fr/specialps 

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