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Comment la biodiversité disparaît

La région étudiée s’étend sur 1500 km² entre la ville de Steyr et le Parc national de Gesäuse/A. (c) Iwona Dullinger

Une étude autrichienne met en lumière l’impact de l’agriculture intensive et du changement climatique sur la perte de biodiversité dans les régions alpines.

Quels sont les facteurs qui accélèrent la perte de biodiversité dans les Alpes ? Actuellement, l’agriculture intensive industrielle est considérée comme la principale responsable de la disparition des habitats de nombreuses espèces animales et végétales, notamment en raison de l’usage de pesticides et des monocultures. Le lien de cause à effet entre les pratiques agricoles et le recul de la biodiversité est bien étudié.

Une étude publiée début 2020 par l’université de Vienne/A et l’université des ressources naturelles et des sciences de la vie, également située à Vienne, s’est penchée sur le cas du territoire d’Eisenwurzen dans les Alpes autrichiennes, afin de simuler les décisions futures de 1 300 exploitations en matière de pratiques agricoles et forestières, et de modéliser l’impact de ces décisions. Selon les conclusions de l’étude, le changement climatique sera dans les prochaines décennies bien plus déterminant pour la perte de biodiversité que l’utilisation des sols. « Ce résultat est surprenant », déclare Iwona Dullinger du Département de botanique et de recherches sur la biodiversité de l’université de Vienne, « parce qu’une grande partie des 834 espèces végétales que nous avons modélisées réagissent de manière très sensible aux changements d’utilisation des sols. »

La modélisation ne prévoit en effet pas à l'avenir de bouleversements importants dans l’utilisation des sols, essentiellement pour deux raisons : le statut de protection des forêts en Autriche, ainsi que la présence de prairies et pâturages qui ne se prêtent pas à l'agriculture intensive. « Dans l’environnement économique que nous avons retenu pour nos simulations, la marge de manœuvre des exploitations agricoles est limitée », explique Stefan Dullinger, chef de projet à l’université de Vienne. Le scientifique souligne toutefois que si l’étude est susceptible d’être représentative pour d’autres paysages des régions périphériques des Alpes, ses résultats ne peuvent pas être transposés dans d’autres régions du monde.

Sources et informations complémentaires :

medienportal.univie.ac.at/presse/aktuelle-pressemeldungen/detailansicht/artikel/klimawandel-koennte-artenvielfalt-der-alpen-kuenftig-staerker-beeinflussen-als-landwirtschaft/ (de), https://www.blw.admin.ch/blw/fr/home/nachhaltige-produktion/umwelt/biodiversitaet-und-landschaft.html, ethz.ch/de/news-und-veranstaltungen/eth-news/news/2020/02/biodiversitaet-macht-sich-bezahlt.html (de), naturwissenschaften.ch/topics/biodiversity/about_biodiversity/zustand_und_entwicklung/gebirge (de)

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