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Course aux équipements dans les Alpes : pour le jeu et le fun

Envie de fun dans les montagnes : les attractions et les mises en scène sont destinées à dynamiser l'économie. La nature et le paysage ne suffisent-ils pas? © Hechenblaikner

La plus grande passerelle suspendue d'Europe va être inaugurée en Suisse, et un sommet autrichien va être équipé d'une tour en forme de croix à quatre bras - des sensations fortes dans les Alpes.
Dans de nombreuses stations de ski des Alpes, le tourisme souffre du recul du nombre de nuitées et du manque de neige. Comme par exemple à St. Jakob in Haus, près de
Kitzbühel/A. Dans le cadre d'une consultation populaire, les 770 habitants viennent de se prononcer à une grande majorité pour la construction d'une tour en bois destinée à attirer les touristes en toute saison : une sculpture accessible au public de 36 mètres de haut, qui coûtera 1,5 million d'euros. Les bras de la croix auront une portée de 19 mètres.
Tout comme cette gigantesque croix de Saint-Jacques, la passerelle suspendue qui vient d'être inaugurée sur le Titlis/CH à plus de 3000 mètres d'altitude n'a pas grand-chose à voir avec le tourisme doux. " Le touriste d'aujourd'hui est à la recherche de fun et d'aventure. La nouvelle passerelle suspendue est un complément idéal aux offres existantes comme le parc de glisse sur le glacier, la grotte de glace, la boutique de montres et les restaurants ", affirme la société de remontées d'Engelberg-Gerschnialp à propos de la passerelle, qui aura coûté 1,1 million d'euros. Selon eux, ces installations permettent aux vacanciers de mieux appréhender les Alpes et de découvrir à travers des sensations fortes les dimensions et la puissance de la montagne.
Cette " course aux équipement " des stations touristiques et la demande des touristes en matière de jeux et de fun font actuellement l'objet d'une exposition photographique au musée alpin de Berne : l'exposition " Station de soins intensifs " de Lois Hechenblaikner. Cette exposition n'est pas vue d'un bon œil dans toutes les régions touristiques. En tout cas pas au Tyrol du Sud, où aucun musée n'accepte pour l'instant de la montrer.
Source et informations complémentaires : www.cipra.org/fr/alpmedia/publications/3870, www.sueddeutsche.de/reise (de), http://viaggi.repubblica.it/articolo (it), www.zentralbahn.ch/sites/default/files (de), www.ff-online.com/ausgaben/41-279 (de)