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Point de vue : Une stratégie pour les populations des Alpes

Andreas Pichler, Directeur CIRPA International. © Marcel Hagen

Andreas Pichler, Directeur CIRPA International. © Marcel Hagen

La Stratégie européenne pour les Alpes doit créer de nouvelles relations entre les régions alpines et les territoires environnants. Pour cela, on a besoin d’une médiation axée sur un équilibre entre les intérêts des parties prenantes et le développement soutenable, exige Andreas Pichler, directeur de CIPRA International.

Le coup d’envoi de la Stratégie européenne pour la région alpine (Eusalp) a été donné en janvier 2016 lors de la conférence de Brdo en Slovénie. Entre-temps, la procédure commence à prendre forme et la concurrence des intérêts s’accentue. La CIPRA participe à deux des neuf groupes d’action, consacrés respectivement aux ressources naturelles (groupe 6) et à la connectivité écologique (groupe 7).

Le mode opératoire, la composition et les objectifs des différents groupes d’action varient fortement. Il est donc particulièrement important que les présidents des groupes d’action et les instances de l’Eusalp veillent à garantir une expression équitable des intérêts et l’adoption de modes de travail orientés sur les solutions, afin de contenir les acteurs forts et de prioriser la vision commune d’un développement durable dans les Alpes.

Au cœur de l’Eusalp, il y a les populations des Alpes et leurs activités, et non le champ d’application spatial. La CIPRA a demandé dès le départ l’implication de la société civile, dont la représentation doit être garantie dans tous les groupes de travail et à tous les niveaux.

Les membres des groupes de travail doivent veiller à ne pas mettre l’accent uniquement sur la croissance et sur le développement économique, mais à prendre en compte aussi les besoins de la nature et de la société. Le développement durable devrait être ancré dans tous les groupes de travail afin d’assurer une approche transversale des sujets.

Concentrons-nous sur les objectifs des stratégies macrorégionales qui sont axés sur une approche politique « localisée » : il ne s’agit pas seulement de chercher à ancrer les politiques européennes dans les régions, mais aussi de prendre en compte les caractéristiques régionales, les potentiels et les défis de territoires plus vastes, transnationaux, avec une dimension fonctionnelle – comme le sont les Alpes. Ces caractéristiques, ces potentiels et ces défis doivent être dans un premier temps identifiés et ajustés dans le cadre d’une démarche coopérative.

Un développement régional soutenable est axé sur l’intérêt général, le patrimoine culturel, paysager et naturel et la préservation des biens communs dans les Alpes. La Convention alpine peut servir ici de fondement si les acteurs en présence, et notamment les ONG comme la CIPRA, réussissent à l’imbriquer plus étroitement avec les objectifs de l’Eusalp, en s’engageant ici pour un développement respectueux des Alpes. C’est un travail coopératif qui demandera beaucoup d’efforts et de volonté. Nous sommes prêts à l’assumer.

 

Source et informations complémentaires : www.cipra.org/fr/nouveautes/la-strategie-pour-l2019espace-alpin-dans-les-starting-blockswww.cipra.org/fr/positions/118www.ec.europa.eu/regional_policy/en/policy/cooperation/macro-regional-strategies/alpine/ (en)