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Jusqu’où l’énergie hydraulique est-elle écologiquement acceptable ?

16/09/2021
Moderniser les centrales hydroélectriques au lieu d’en construire de nouvelles, préserver les dernières rivières sauvages, coordonner l’utilisation et la protection de l’eau au-delà des frontières : la CIPRA publie un document de position contenant des préconisations détaillées pour l’exploitation de l’énergie hydraulique dans les Alpes.
Image caption:
L’un des derniers torrents sauvages des Alpes dans une vallée encore inexploitée des Grisons/CH : l’Areuabach dans le Val Curciusa. © Eduardo Soteras

21 000 usines hydroélectriques sont actuellement en service en Europe. 300 sont en construction, et 8 500 en projet. Pour faire face au changement climatique et à ses aléas tels que les crues extrêmes, on choisit souvent de construire des barrages, alors qu’il serait écologiquement plus rationnel d’élargir les cours d’eau. Selon Kaspar Schuler, directeur de CIPRA International, il faut cependant se garder de voir les choses en noir ou blanc. « Nous avançons dans notre position des arguments nuancés pour définir les conditions à respecter par les milieux politiques et économiques. ». Le document s’appuie sur les protocoles de la Convention alpine, ainsi que sur les recommandations d’expert·e·s : une transition énergétique respectueuse de l’environnement et écologiquement durable à long terme doit être mise en œuvre de manière réfléchie.

Cinq propositions

La position sur l’énergie hydraulique définit cinq points à prendre en compte avant la construction de nouvelles centrales hydroélectriques :

  1. Les responsables politiques et les entreprises doivent développer une vision à long terme pour économiser le plus possible d’énergie au lieu de produire toujours plus de kilowattheures.

  2. Avant de construire de nouvelles centrales hydroélectriques, il convient de moderniser les installations existantes et de démanteler celles qui ne sont pas nécessaires.

  3. Les derniers cours d’eau sauvages doivent être protégés. Les rivières, tronçons de rivières et torrents de montagne encore intacts ne doivent pas être utilisés pour la production d’énergie.

  4. La micro-hydroélectricité ne se justifie que pour répondre à des besoins localement limités dans des zones isolées. Elle n’a pas sa place dans les planifications énergétiques régionales ou nationales.

  5. Les connaissances et la coopération en matière d’exploitation de l’énergie hydraulique doivent être renforcées au niveau international.

Le document de position sur l’exploitation de l’énergie hydraulique développe ces propositions en détail et fournit de nombreuses informations de fond.

 

Sources et informations complémentaires :

www.wwf.eu/?356638/Hydropower-pressure-on-European-rivers-The-story-in-numbers (en)