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Cure de rajeunissement pour l’agriculture de montagne

La transmission des petites exploitations agricoles de montagne devient de plus en plus difficile. © Uwe Häntsch_flickr

De moins en moins de jeunes veulent devenir agriculteurs. Si une exploitation ne trouve pas de repreneur, son activité s’arrête. Le monde agricole est en manque de reconnaissance et d’incitations, des politiques européennes jusqu’à la recherche de partenaires.

« Les agriculteurs qui quittent leur ferme reviennent rarement », constate Rok Damijan, président de l’Association slovène des jeunes agriculteurs (ZSPM). Le secteur agricole slovène connaît la même évolution que celui des autres pays alpins : depuis 1981, plus de la moitié des exploitations agricoles ont fermé, souvent parce qu’elles n’ont pas trouvé de successeur. La tendance au déclin se poursuit. Les petites exploitations de montagne sont particulièrement touchées par ce phénomène.

L’agriculture de montagne contribue à la sécurité alimentaire locale et à la protection de l’environnement. Elle aide à développer l’espace rural et entretient le patrimoine culturel. La Convention alpine exige dans le protocole « Agriculture de montagne » que ces prestations soient prises en compte. La politique agricole commune de l’Union européenne prévoit des mesures pour l’agriculture de montagne et a récemment mis en place des aides pour les jeunes agriculteurs. Ces incitations ne suffisent cependant pas à compenser les handicaps de l’agriculture de montagne par rapport aux zones de plaine. Les conditions topographiques sont trop difficiles, la taille des exploitations insuffisante, le prix des terres trop élevé.

L’argent ne suffit pas

En plus d’un soutien financier, le secteur agricole a besoin de stratégies locales de production et de commercialisation, ainsi que d’une reconnaissance internationale des produits de l’agriculture soutenable et des petites exploitations, comme l’exige la CIPRA depuis des années. La coopération avec d’autres secteurs comme le tourisme, l’artisanat, la sylviculture et l’énergie peut également avoir un impact stimulant. L’agriculture de montagne va mieux dans les territoires qui ont développé des activités touristiques. Le tourisme permet aux exploitants d’exercer une activité complémentaire et de commercialiser sur place leurs produits et services. Les fermes et les paysages culturels bien entretenus sont à leur tour un atout pour le tourisme.

L’agriculture de montagne se développe mieux dans un espace rural vivant. Rok Damijan voit des opportunités dans les rencontres que la ZSPM essaye de mettre en place pour les jeunes agriculteurs. « Nous voulons leur montrer qu’ils ne sont pas seuls. » Ces rencontres sont aussi un moyen d’aider les jeunes à trouver un ou une partenaire. « Elles aident les jeunes à rencontrer quelqu’un qui connaît bien la vie de la ferme. La recherche de partenaires est un thème important pour les jeunes agricultrices et agriculteurs. »

Sources et informations complémentaires :

www.zspm.si/index.php (sl), www.cipra.org/fr/publications/336 (de, fr, it, sl), www.researchgate.net/publication/311649639_Entwicklung_der_Landwirtschaft_im_Alpenraum (de), www.alpconv.org/fr/convention/smallbites/mountainfarming, ec.europa.eu/agriculture/cap-funding/young-farmers_fr, www.sbb.it/home/news-detail/index/2017/04/27/starke-position-f-r-europ-ische-berggebiete (de), bayern.de/wp-content/uploads/2016/11/17_05_03-projektblatt-ag-6-zukunftswerkstatt-berglandwirte.pdf (de)

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