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La France contre la pollution lumineuse ?

City by night : Les enseignes publicitaires et monuments ne brilleront entre 1 et 6 heures du matin. © Sonja Karnath

C'est officiel, à partir du 1er juillet prochain, l'éclairage des bâtiments publics et commerciaux français sera interdit la nuit.
Si cet arrêté concerne uniquement l'intérieur des locaux, façades et vitrines des bâtiments non résidentiels, il permettrait tout de même, selon l'ADEME (Agence de la Maitrise de l'Energie), d'économiser jusqu'à 2 TWh par an, soit la production d'électricité d'un réacteur nucléaire pendant trois mois.
Les associations qui luttent contre la pollution lumineuse nocturne se réjouissent de cette mesure, moins des nombreuses exceptions et dérogations pour certaines zones touristiques, villes ou des périodes festives de l'année qui continueront à luire pour attirer les chalands. L'éclairage public représente en France 92kWh/habitant, soit 460 heures de travail devant un ordinateur. En Allemagne, ce chiffre était en 2005 à 55 kWh/habitant, mais la consommation en augmentation.
L'Association française pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN) encourage les collectivités dans la réduction de l'éclairage public. 216 communes, dont 19 alpines, se sont vues décerner en janvier le le label " villes et villages étoilés " et s'engagent à mieux gérer leur éclairage et réduire les nuisances dues à la lumière. Dans les Alpes, la pollution lumineuse est une thématique d'actualité. Le Réseau " Alliance dans les Alpes " organise un séminaire le 21 mars 2013 à Montmélian sur " la sobriété énergétique dans les communes". www.alpenallianz.org/fr/actuel.
Source et informations complémentaires : www.astrosurf.com/anpcn/documents/CP ; www.fne.asso.fr/fr www.villes-et-villages-etoiles.fr/ ; www.actu-environnement.com/ae/news