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Poussières fines : nouveaux moyens de lutte et de gestion

Malgré les conséquences négatives du sel sur l'environnement, les eaux souterraines, les infrastructures et les voitures, chaque hiver on répand à nouveau du sel sur les routes. La ville de Klagenfurt/A vient de trouver une alternative : au lieu de sel, on pulvérise de l'acétate de calcium et de magnésium (CMA), un produit à base de chaux, de magnésium et d'acide acétique. Le CMA est inoffensif pour les eaux souterraines et pour les plantes.
Le CMA coûte nettement plus cher que le sel. Néanmoins, le conseil municipal de Klagenfurt consent volontiers à cet investissement supplémentaire. En effet, le CMA a un effet secondaire très positif : il fixe une grande partie des poussières fines dues au trafic, en particulier les particules provenant du frottement des pneus et des freins, qui sont constamment soulevées par le trafic. Des expériences faites en Suède ont montré que le CMA permet ainsi de réduire de 30% la charge en poussières fines.
Il n'est pas sûr que ce résultat puisse s'appliquer tel quel à l'Europe centrale. Il est par contre certain qu'il est urgent de prendre des mesures contre les poussières fines : des données relevées en Allemagne en 2006, par exemple, montrent que le taux de poussières fines est beaucoup trop élevé et qu'il présente des risques pour la santé. A 100 stations de mesure sur 450, la concentration excédait la valeur limite pendant une plus longue période que les 35 jours autorisés. Au Tyrol du Sud, la Landesumweltagentur a décidé de réagir. Une campagne a été lancée à plusieurs niveaux afin de veiller à une meilleure qualité de l'air. Cette campagne comprend des plans pluriannuels, des restrictions de circulation, un site Internet et une Hotline ainsi qu'un service de SMS. Les personnes abonnées à ce service sont informées par SMS d'un risque d'interdiction de circuler en raison d'une mauvaise qualité de l'air. Cela permet d'éviter que la population ne soit informée trop tard et se retrouve par exemple devant des routes barrées. Le nombre élevé d'inscriptions - 4050 en trois semaines - montre que les habitant-e-s du Tyrol du Sud sont intéressés par ce service et prêts à s'engager activement pour la qualité de leur air. Le service de SMS a été utilisé pour la première fois à la mi-janvier. Les mesures du lendemain ont permis de donner un signal de fin d'alerte.
Source : Sonntagszeitung, 28.1.2007 ; communiqué de presse de l'Umweltbundesamt allemand du 26.1.2007 ; bureau de presse du Tyrol du Sud, 25.01.2007