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Ours : à nous de prendre nos responsabilités

Pour cohabiter sereinement avec l’ours brun, on a besoin d’un travail de sensibilisation et d’une gestion concertée au niveau de l’Arc alpin. © Stephanie Kroos_flickr

Un ours blesse une personne, occasionne des dégâts, est classé dangereux et est finalement abattu. Un cas de figure qui suscite beaucoup de craintes, même s’il ne se produit que très rarement. Il existe d’autres solutions.

KJ2 est le nom de l’ourse abattue le 12 août dans la province autonome du Trentin/I. Ces deux dernières années, elle avait blessé deux personnes et était considérée depuis comme une ourse problématique. La recrudescence des rencontres lourdes de conséquences avec l’ours brun dans la province du Trentin, mais aussi dans d’autres régions des Alpes, est cependant autant le fait de l’homme que des ours.

Après avoir été considérés comme éteints dans de nombreux territoires, entre autres dans le Nord de l’Italie, pendant plus d’un siècle, les plantigrades ont vu leurs populations recommencer à augmenter dans certaines régions. Lorsque la province du Trentin a lancé en 1999 le projet « Life Ursus » et importé dix ours bruns des Alpes dinariques, l’objectif était d’atteindre une population d’une cinquantaine d’animaux en 2030. En 2016, le nombre d’ours vivant dans la province était estimé à entre 50 et 60 individus.

La croissance rapide des populations d’ours et de loups dans certaines régions des Alpes pose avant tout problème aux hommes. Ayant perdu pendant des générations l’habitude de vivre avec les ours, ils doivent aujourd’hui réapprendre les comportements à adopter face aux grands prédateurs. « Le principal problème pour pérenniser les populations de loups dans les Alpes est l’attitude de l’homme », déclare Claudio Groff, responsable de la politique de l’ours et des autres grands prédateurs dans la province du Trentin. Les gens savent que les ours peuvent être dangereux. « Notre rôle est de favoriser l’acceptation sociale des ours, d’expliquer et de prévenir les conflits futurs par une bonne gestion », ajoute-t-il.

Pour cela, une coopération est nécessaire au niveau transalpin entre différents acteurs : gouvernements, administrations, institutions scientifiques, organisations de la société civile, fédérations de chasse, syndicats de forestiers. Des initiatives comme la plateforme « Grands prédateurs, ongulés sauvages et société » de la Convention alpine (dite plateforme WISO) ou les projets transnationaux « RowAlps » et « Life DinAlp Bear » vont dans ce sens. Elles élaborent actuellement des orientations pour une gestion concertée de l’ours dans tout l’Arc alpin. Le travail de cartographie, de recherche, d’évaluation, de coordination et de sensibilisation doit être effectué en commun dans une approche transfrontalière pour permettre une cohabitation pacifique avec le plantigrade.

 

Sources et informations :

www.ufficiostampa.provincia.tn.it/Comunicati/Gestione-orso-e-sicurezza-abbattimento-nella-serata-di-ieri-dell-esemplare-pericoloso-KJ2 (it) , www.pnab.it/natura-e-territorio/orso/life-ursus.html (it) , www.alpconv.org/fr/organization/groups/WGCarnivores/default.html

Life DinAlp Bear: Guidelines for Common Management of Brown Bear in the Alpine and Northern Dinaric Region (working version September 2017) (en): 

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