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Réchauffement climatique : floraison plus précoce des fleurs alpines

Aubretia deltoidea (Blaukissen)

La température constitue un facteur décisif pour les plantes alpines. © Saxifraga/Piet Zomerdijk

Les plantes qui prospèrent en haute altitude réagissent plus fortement au réchauffement climatique que celles qui poussent à une altitude moins élevée.
Tel est le résultat d'une étude réalisée par MétéoSuisse et portant sur des données phénologiques des années 1951 à 2002. La phénologie est l'étude des variations, en fonction du climat, des phénomènes périodiques de la vie végétale et animale. En 2002, le printemps phénologique, qui commence officiellement avec la floraison du noisetier, est intervenu en moyenne 21 jours plus tôt sur le Plateau et 17 jours plus tôt dans les Alpes. Les dates auxquelles commencent les phases de printemps phénologiques sont influencées par la température de l'air, c'est pourquoi les chercheurs estiment que la tendance observée est due au réchauffement climatique.
Comme la période de végétation est plus courte dans les Alpes que sur le Plateau, l'avancement des phénophases a des répercussions plus importantes sur le développement des plantes alpines. Certaines espèces étendent leur habitat naturel plus haut en altitude aux dépens d'autres espèces qui ne peuvent pas en faire autant.
Source : www.nzz.ch/2006/08/02/ft/articleE8EWF.html (de); Bibliographie : Defila, C. et Clot, B., 2005 : Phytophenological trends in the Swiss Alps, 1951 - 2002. Meteorologische Zeitschrift 14 (2), 191-196.