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Une interdiction de rouler contestée dans la vallée de l’Inn au Tyrol

Pour améliorer la qualité de l’air, le transport du bois en camion doit être interdit sur la vallée de l’Inn. © Shankar S. / flickr.com

Pour améliorer la qualité de l’air, le transport du bois en camion doit être interdit sur la vallée de l’Inn. © Shankar S. / flickr.com

Le Tyrol veut améliorer la qualité de l’air le long de l’autoroute de la vallée de l’Inn en interdisant le transport de certaines marchandises par la route. Le projet se heurte à de fortes résistances, y compris de la part des organisations environnementales.

La valeur limite annuelle de dioxyde d’azote (NO2) est régulièrement dépassée sur l’autoroute de la vallée de l’Inn. Pour réduire cette pollution, le gouvernement du Tyrol a de nouveau proposé cet été une « interdiction sectorielle de circuler » visant certains types de marchandises susceptibles d’être transportées par le rail, comme les pierres, les déchets, le bois ou les voitures. La mesure concerne environ 7 % des camions qui empruntent le col du Brenner. L’interdiction déjà annoncée pour 2015 devrait maintenant être appliquée à partir de l’été 2016 sur un tronçon de 66 km de l’autoroute de la vallée de l’Inn (A12), entre les villes de Langkampfen à l’ouest et d’Innsbruck-Est.

Le gouvernement du Tyrol déjà reçu 50 réactions venues d’Autriche et de l’étranger, pratiquement toutes négatives. Les représentants du milieu industriel demandent le respect du principe de libre circulation des marchandises. Des organisations environnementales critiquent elles aussi sévèrement le projet. Peter Hasslacher de CIPRA Autriche en explique la raison : « Le Brenner est l’un des principaux axes de transit des Alpes. Si nous voulons réduire les impacts négatifs sur la santé des populations qui vivent le long de l’ensemble de cette voie de transit, nous devons mettre en place des solutions transfrontalières et globales dans le périmètre de la Convention alpine. »

Plus de la moitié des poids-lourds qui empruntent le Brenner ne le font pas parce que le chemin est plus court mais parce que le péage y est moins cher qu’ailleurs.. Si l’on veut assurer un transfert modal efficace au profit du rail, il faut trouver des solutions à l’échelon transalpin.


Sources et informations complémentaires : https://www.tirol.gv.at/fileadmin/themen/umwelt/umweltrecht/Luftseiten/Sektorales_Fahrverbot_VO_Text_210715.pdf (de), https://www.tirol.gv.at/fileadmin/themen/umwelt/umweltrecht/Luftseiten/Sektorales_Fahrverbot_EB_210715.pdf (de)