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Parc national Adula : une naissance avec complications

Un joyau naturel : le haut plateau de la Greina est situé dans la zone centrale du « Parc Adula ». © Roland / flickr.com

Un joyau naturel : le haut plateau de la Greina est situé dans la zone centrale du « Parc Adula ». © Roland / flickr.com

Le deuxième Parc national suisse s’inscrit dans une conception nouvelle de la protection de la nature. Mais pour l’Office suisse de l’Environnement, la charte élaborée dans le cadre d’une démarche participative ne va pas assez loin. Cela a-t-il rendu un mauvais service au « Parc Adula » ?

Développé depuis le bas et non dicté par le haut, le « Parc Adula » a pris forme au cours des 15 dernières années. Contrairement au Parc national de Basse-Engadine, le deuxième Parc national suisse vise à la fois à développer des activités économiques sur le territoire et à valoriser le paysage naturel et culturel. Le parc s’étend sur plus de 1 200 km2 et est situé à cheval entre deux cantons et trois régions linguistiques. La zone centrale de 145 km2 englobe également le haut plateau de la Greina, qui avait failli être noyé sous les eaux dans les années 1980.

Les responsables du Parc ont reçu récemment un courrier de Berne : l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) porte un regard critique sur la Charte – trois mois après la fin de la consultation. Le texte constitue un plan d’aménagement pour les dix premières années et devait être soumis dès cette année au vote populaire dans les 17 communes concernées. Principale critique de l’OFEV : la Charte mentionne qu’il n’y aura pas de restrictions dans la zone périphérique, ce qui est faux. Pour Patrick Walser, responsable de la communication du « Parc Adula », c’est un tournant surprenant, car l’OFEV a été impliqué dans l’ensemble du processus. Les responsables du parc souhaitent maintenir la Charte et respecter le calendrier prévu. « Il s’agit d’un projet des communes, pas de l’OFEV. » On ne sait pas encore quelles répercussions cela aura sur le financement et l’attribution du label « Parc national ».

Sep Cathomas, Président de l’association de soutien « Pro Parc Adula », craint que la position de l’OFEV n’alimente les arguments des opposants au parc. Son association s’efforce depuis des années de convaincre la population de la valeur du parc. « Il faut d’abord communiquer sur les avantages apportés par le parc, et les gens seront ensuite plus enclins à accepter les restrictions. » Pour Urs Tester de l’organisation environnementale Pro Natura, il s’agit en premier lieu d’un problème de communication. « L’une des principales erreurs est de dire : vous allez recevoir quelque chose, mais vous ne devrez rien donner en échange. » Il regrette que la Charte ne mentionne pas très clairement que la création du parc est un processus qui doit être amélioré au fil des ans pour atteindre les objectifs visés.

 

Source et informations complémentaires :

www.parcadula.ch/de/News/bottom-up.html (de/it)

www.pronatura.ch/news-fr/items/oui-a-la-nature-oui-a-lavenir-de-la-region-adula, www.greina-stiftung.ch (de)