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Une " fraude à l'étiquette " durable

Pour Hans Carl von Carlowitz (1645-1714), la durabilité était une forme de gestion respectueuse de la nature et de ses ressources. © J.H.Janssen / Wikipedia

Le terme de durabilité a été utilisé pour la première fois il y a 300 ans par le capitaine saxon Hans Carl von Carlowitz. L'ancrage de cette notion au cœur de nos sociétés de nos jours ne peut que provoquer le scepticisme.
Les responsables politiques et les dirigeants de multinationales n'ont que ce mot à la bouche - et pratiquent une fraude à l'étiquette à grande échelle. Dans le même élan, ils clament au monde combien la croissance économique est importante pour notre avenir. Peut-on encore prendre au sérieux un mot aussi galvaudé ? La notion de durabilité moderne définie pendant les préparatifs de la conférence de Rio en 1992 vise à laisser à nos descendants un monde digne d'être vécu. Une telle profession de foi a obligatoirement des conséquences sur nos actes. Dans l'état actuel des connaissances, nous ne pourrons pas éviter à terme de réduire de 80 % nos émissions de gaz à effet de serre. Et nous devons stopper en urgence la perte alarmante de biodiversité dans les Alpes et dans le reste du monde. Les beaux discours des responsables politiques et économiques sur la durabilité ne doivent pas nous leurrer : ce dont nous avons besoin, c'est d'une politique engagée, qui encourage l'évolution de la société vers une économie sobre en ressources naturelles. Nous avons besoin de la volonté de tous d'appuyer cette vision politique par des actes quotidiens. Et de nombreux exemples positifs dans les Alpes et ailleurs dans le monde.
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