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Un projet " montagne nature " parmi les 4 candidatures françaises aux JO d'hiver 2018

Les Ecrins

Les montagnes du Parc national des Ecrins pourraient devenir le cadre des Jeux Olympiques d'hiver 2018. © PIXELIO / Minimax

Quatre villes françaises sont candidates à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018.
Annecy, forte d'une identité montagnarde marquée, Grenoble qui a déjà connu un tel évènement en 1968, Nice, pour allier mer et montagne et enfin Pelvoux-Vallouise, la " candidature montagne nature " attendent la décision début mars 2009 du Comité National Olympique et Sportif Français qui déterminera quelle ville représentera la France dans la compétition mondiale à l'organisation des JO. La candidature française aura au moins une concurrente dans l'espace alpin, à savoir la ville allemande de Munich.
Tous les dossiers de candidature témoignent d'une volonté d'organiser des jeux écologiques. Nice veut organiser des " jeux propres " desservis par un réseau dense de transports en commun et valorisant l'éco-vallée. Grenoble compte allier développement économique régional et respect de l'environnement dans des " Jeux zéro CO2 ", à l'instar d'Annecy qui propose également des Jeux " zéro carbone " sur la base d'infrastructures sportives déjà existantes pour 80% d'entre elles.
Mais avec un slogan tel que " et si on faisait les Jeux d'hiver à la montagne ? ", la candidature de Pelvoux-Vallouise interpelle et se positionne comme un projet de territoire issu de la montagne pour la montagne et son développement durable. Seul projet international via la réutilisation d'infrastructures mises en place lors des JO de Turin en 2006, ses engagements apparaissent comme exemplaires au regard de la Convention alpine et novateurs pour une manifestation telle que les JO d'hiver : grande compacité du site, schéma de transport doux structuré autour d'une Voie Olympique Ferroviaire, dispositions d'économies énergétiques, reconversion de tous les sites dans une logique de complémentarité été/hiver, utilisation rationnelle de l'eau, etc. Avec un budget de candidature deux fois moindre que ses concurrentes, Pelvoux Vallouise espère redonner à l'olympisme visage humain et authenticité.
On ne peut que se réjouir de l'annonce de tels projets de candidature " durable ". Encore faudrait-il que ces engagements deviennent réalité. Car en matière de durabilité, les Jeux Olympiques, qu'ils soient d'été ou d'hiver, ont enregistré peu de records par le passé.
Infos : www.pelvoux-ecrins-2018.com (fr), www.annecy-2018.fr (fr), www.grenoble2018.fr (fr), www.nice-coteazur-2018.fr (fr),
www.comite-olympique.asso.fr (fr)