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Pastoralisme et vie dans les Alpes

@CERPAM

Problématique et enjeux

L’agriculture constitue la politique majeure portée par l’Union Européenne à travers la PAC (Politique agricole commune). La PAC est en cours de renégociation pour la future programmation 2021 à 2027. Les montants dédiés à cette politique devraient être revus à la baisse.

L’agriculture de montagne, notamment le pastoralisme, tient une place particulière du fait du maintien d’une activité économique et donc de la vie dans les Alpes. Son caractère relativement extensif et sa contribution à l’entretien du paysage est une composante clé du tourisme. Le pastoralisme constitue ainsi une des dernières activités dans les territoires ruraux isolés de montagne (hors stations), soit 20 200 Equivalent Temps Plein (2010) en agriculture dans les Alpes françaises.

Le pastoralisme se trouve confronté à de multiples défis d’ordre sociaux, économiques et environnementaux parmi lesquels la réforme de la PAC, le risque de perte d’identité et de culture, le changement climatique qui impacte notamment la ressource en eau, la prédation, etc. Ceci entraîne une augmentation des conflits d’usage entre la profession agricole, les touristes et les professionnels du tourisme et les habitants. L’avenir du pastoralisme concerne tous les habitants des Alpes.

Du local à l’Europe

Les orientations de la PAC pèsent de manière décisive dans le devenir de l’agriculture de montagne. La SUERA, tout comme la Convention alpine, doivent permettre une reconnaissance des spécificités de la montagne et du pastoralisme.

Ce dernier, en France comme en Italie, est confronté à de profondes mutations et à des conflits d’usage qui s’alimentent et s’entretiennent en cascade. Ces deux pays, bien que connaissant des difficultés, disposent d’une trentaine d’années d’expérience en matière de gestion de la prédation et de conflits d’usage.

Groupes d’action concernés

  • Groupes d’action SUERA : Ressources, (et groupes 3, 7, 8).
  • Groupes d’action Convention alpine : Agriculture et forêt
  • Groupes du Comité de massif des Alpes : agriculture et forêt, tourisme

Propositions à long terme

  • Renforcer les liens entre tous les acteurs concernés par la thématique (habitants, éleveurs, touriste, naturalistes, etc.) pour accompagner le maintien et l’évolution du pastoralisme. Par exemple : généralisation des éléments opérationnels et de mise en réseau du dispositif Alpages Sentinelles sur la question de l’adaptation au changement climatique

  • Mettre en place des diagnostics éco-pastoraux systématiques dans les espaces naturels sensibles

  • Mettre en cohérence les baux avec les diagnostics éco-pastoraux et les mesures agroenvironnementales et climatiques

Proposition Présidence française 2020 :

P3. Recenser et dresser un bilan des dispositifs de médiation à l’échelle de l’arc alpin, en vue de préparer et d’expérimenter ces dispositifs sur quelques territoires pilotes dans chacun des pays (portage à définir).

P4. Faire connaître le dispositif Alpages sentinelles dans les autres pays de l’arc alpin dans le cadre de conférences et rencontres (notamment le projet Alcotra Biodivalp) (portage Alpages Sentinelles et/ou Zone Atelier Alpes).

Recherche scientifique, initiatives des territoires

  • Alpages Sentinelles et LIFE Pastoralp : suivi de la mutation des alpages lié au changement climatique (IRSTEA, Zone Atelier Alpes).
  • Association « On vous dit patou » sur la position centrale du chien dans la résolution des conflits d’usage (PNR des Préalpes d’Azur).
  • Projet LEADER sur « la valorisation du pastoralisme » sur le territoire de la Communauté de communes Alpes Provence Verdon. L’Amountagna, montée en alpage portée par l’Association Amountagna et la commune de Villars Colmars