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Le loup de nouveau en ligne de mire

La résistance politique contre le loup grandit au niveau européen. L’Homme acceptera-t-il à l’avenir de le laisser vivre dans son habitat naturel ? © Chad Horwedel/flickr

Assouplissement de la protection du loup, régulation des populations, voire zones sans loup : telles sont les revendications soulevées par les associations d’alpagistes dans le cadre de la procédure d’évaluation de la directive Habitats. Les organisations environnementales prennent position.

Après avoir disparu des Alpes pendant plusieurs décennies, le loup se réapproprie lentement son territoire naturel. L’espèce éradiquée dans le courant du XXe siècle est aujourd’hui protégée par des traités internationaux tels que la directive Habitats ou la Convention de Berne. Or, le retour du loup ne va pas sans conflit : les humains ont désappris à vivre avec le loup. Les pâtures extensives sans surveillance et donc sans enclos sont devenues la norme pour les troupeaux d’ovins, de caprins et de bovins. Les animaux sont ainsi une proie facile pour les loups. Les associations d’alpagistes des pays alpins exigent donc un assouplissement du statut de protection des grands prédateurs.

Or, les grands prédateurs ne sont responsables que de 5 % de la mortalité des animaux de rente en été. Les autres cas de mortalité sont dus à des accidents, aux maladies ou à la foudre. Dans une lettre adressée au Secrétariat permanent de la Convention alpine, les organisations de défense de l’environnement insistent sur la faible incidence des dommages causés par le loup. Conscientes des difficultés économiques que rencontrent les éleveurs, elles demandent en même temps un soutien financier pour les mesures de protection des troupeaux.

Au niveau national, les milieux politiques emboîtent le pas aux associations de défense du pastoralisme, comme on l’a constaté récemment en Suisse. Une motion déposée auprès du Conseil fédéral proposait de dénoncer la Convention de Berne. Le Conseil n’a pas pris de mesures dans ce sens, mais a élaboré un Concept Loup destiné à favoriser la cohabitation entre le loup et les agriculteurs. Aujourd’hui, la motion a été remise à l’ordre du jour et la discussion continue.

 

Sources et informations complémentaires :

www.nzz.ch/schweiz/nationalrat-will-den-wolf-nicht-laenger-schuetzen-ld.116771 (de); www.cipra.org/fr/nouveautes/etablir-une-communication-entre-humains-et-predateurswww.cipra.org/fr/dossiers/grands-predateurs, www.protectiondestroupeaux.ch/fr/international/www.kora.ch/index.php?id=88&L=2

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