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Etude OCDE sur les transports alpins écologiquement viables: Réalisables sans révolution

" La région alpine constitue une zone très sensible en raison de sa topographie mais aussi de la concentration du trafic sur un espace restreint ". Cette constatation se trouve dans le préambule de l'étude commune de l'Autriche, de la France et de la Suisse présentée en janvier à Chambéry par les auteurs du projet pilote TEV (Transports Ecologiquement Viables) dans les Alpes de l'OCDE. Cette étude a été réalisée dans le cadre de l'étude de l'OCDE sur des transports écologiquement viables. Par une analyse rétrospective, l'étude analyse à partir d'objectifs définis (ceux d'un TEV à l'horizon 2030) les mesures à prendre.
Le contexte de cette étude trinationale sur des transports alpins écologiquement viables est constitué par la Convention alpine qui donne aux parties contractantes comme objectif de réduire les nuisances et les risques dans le secteur du transport interalpin et transalpin (...). Ce projet pilote a pour but de déterminer les objectifs et les critères pour des transports viables dans les Alpes et d'étudier les stratégies et mesures nécessaires pour mettre en œuvre des transports transalpins et intra-alpins viables.

Critères communs
Six critères ont été retenus pour des TEV en 2030, représentant des effets locaux, régionaux et globaux. Une partie de ces critères est fixée par l'Organisation mondiale de la santé (pollution, bruit imputables aux transports).
- total des émissions de CO2: - total des émissions de NOx : - total des émissions de COV : - selon les conditions locales et régionales, pour les émissions de particules fines : réduction de 55% à 99% par rapport à 1990.
- selon les conditions locales et régionales, pour le bruit : - l'emprise sur le sol devrait être diminuée par rapport au niveau de 1990.

Catégories de mesures dans le scénario TEV
Les participants au projet global TEV de l'OCDE ont en général prévu que entre 40 et 45 % de l'effort nécessaire pour satisfaire aux critères de TEV portera sur la technologie et entre 55 et 60 % portera sur la gestion de la demande et sur l'adoption de modes de transport plus durables.
Contrairement à l'étude générale de l'OCDE, les auteurs du projet pilote concernant les Alpes estiment que les avancées technologiques composent environ les deux tiers des conditions pour atteindre un transport écologiquement viable, alors qu'un seul tiers concerne la gestion de la demande.

Effet positif sur le marché du travail
La mise en œuvre des mesures menant à un TEV dans les Alpes n'a aucune conséquence significative sur la croissance économique ni sur l'emploi. Un exercice de modélisation économique réalisé par l'équipe autrichienne montre même qu'à l'horizon 2015, la croissance du PIB serait affectée par moins de 0,1% par an, alors que le taux de chômage diminuerait de 6,3% à 5,9%.
Selon les auteurs de l'étude, la plupart des instruments politiques nécessaires sont en place ou à l'ordre du jour. Reste à les mettre effectivement et rapidement en œuvre, ce qui n'est pas le cas actuellement. La politique générale concrète des transports en Europe demeure une politique ayant pour but d'absorber par des réalisations techniques l'augmentation du trafic, trop souvent par la route. Cela ne peut durer, particulièrement pour les personnes subissant les nuisances insupportables du trafic. Le courage des politiques n'est pas toujours à la hauteurs du contenu louable de certains documents et études officiels (livres blancs, conventions, mémorandum etc.). Cette étude a le mérite de montrer quelles sont les priorités et d'aborder la problématique de façon transsectorielle, ce qui n'a malheureusement pas encore été intégré par les politiques.
La brochure en fr., it., al. et slov. peut être commandée auprès du Bundesministerium für Umwelt, Jugend und Familie, Stubenbastei 5, A-1010 Wien, ISBN 3-902010-28-2.

Source: CIPRA Info 56, www.cipra.org/fr/alpmedia/publications/883
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