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Trente : des logements pour immigrants

Alors que des régions entières des Alpes menacent de se vider de leurs habitants, d'autres, souvent des villes, constituent la destination de mouvements migratoires. Ainsi Trente/I, où la ville, la province et des organisations privées proposent différents établissements et services pour faciliter l'intégration des immigrants.
La ville de Trente s'emploie à créer des possibilités de logement pour des travailleurs étrangers. 40 lits dans une pension sont mis à la disposition d'immigrants au bénéfice d'un permis de séjour et d'un emploi, pour une période de 6 mois maximum. Les occupants paient une contribution modeste dépendant de leur revenu, la majeure partie des coûts étant assumée par la ville. D'autres prestations de service, comme une laverie, des douches et une adresse postale, sont également proposées. Les étrangers qui n'habitent pas dans la pension peuvent également en profiter. Cette pension se veut une solution transitoire, la ville ayant pour objectif de donner aux travailleurs étrangers et à leurs familles des possibilités de logement appropriées et à plus long terme.
L'association ATAS (Associazione trentina accoglienza stranieri), fondée en 1989, gère 75 logements, pouvant accueillir environ 450 personnes. Cette association fait office de trait d'union entre immigrants à la recherche d'un logement et logeurs, en combattant les préjugés et en créant un climat de confiance, mais aussi en garantissant le paiement régulier des loyers.
La ville de Trente s'engage aussi dans d'autres domaines. Ainsi offre-t-elle une aide aux prostituées - très souvent des Africaines dans le cadre du projet EQUAL "Strada". Pour leur permettre de s'en sortir, elle leur donne la possibilité de faire leur entrée sur le marché régulier du travail par l'intermédiaire de stages dans des entreprises locales. Par ailleurs, la ville a créé pour la communauté religieuse musulmane un quartier spécial dans le cimetière de la ville, pouvant accueillir une cinquantaine de tombes.
Il paraît donc possible de ne pas se contenter d'empêcher ou d'ignorer l'immigration - ce qui n'aboutit qu'à des conflits - mais de la voir comme une chance.

Source: CIPRA Info 71, www.cipra.org/fr/alpmedia/publications/882
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