" Eurovignette III " : pas de péage poids lourds pour les Alpes04/05/2011
Dans l'UE, les transporteurs routiers pourraient à l'avenir payer pour la pollution engendrée par les poids lourds. La commission des transports du Parlement européen a en effet donné son feu vert. Mais pour les associations écologistes, la proposition est trop timide, notamment en ce qui concerne les Alpes. Le projet de révision de la directive Eurovignette prévoit que les poids lourds paieront pour l'utilisation des autoroutes, et, pour la première fois, qu'ils pourraient verser une taxe modique visant à prendre en compte les coûts externes lié à leur circulation, tels que les nuisances sonores et la pollution atmosphérique. La directive adoptée à la mi-avril par la commission des transports à une écrasante majorité est actuellement en cours de remaniement par le Parlement européen. Toutefois, à en croire les organisations écologistes, les mesures proposées sont peu ambitieuses, voire décevantes. Elles soulignent que les dérogations sont légion, et que les régions sensibles comme les Alpes ne sont pas suffisamment prises en compte. Selon elles, les intérêts des transporteurs se sont imposés à maintes reprises. Ainsi, des réductions pourraient être accordées aux véhicules effectuant de forts kilométrages. Les Alpes, région de transit, sont particulièrement concernées. Certes, une taxe supplémentaire peut être prélevée afin de financer des modes de transport alternatifs, et le plafond des coûts externes lié à la pollution atmosphérique et au bruit est un peu plus élevé. Pour Heike Aghte de l'Alliance RPLP pour l'Europe, cela est beaucoup trop peu comparé aux coûts réels engendrés par les nuisances environnementales. La commission des transports a en outre refusé le principe d'un coefficient multiplicateur 5 pour les nuisances sonores dans les régions de montagne. Les députés ont également dit non à une taxe complémentaire pour les Alpes, en sus des droits de péage pour les coûts externes. Seuls les camions les plus polluants (ceux des classes d'émission EURO 0 à 3) y seront soumis, mais ils ne circulent pratiquement plus dans les Alpes.
Auteur(s):
alpMedia
Schaan
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LI
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